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Le Journal du Palais :



Vous pensiez peut-être comme moi, annonces légales, juridiques ? Et bien non, le JOURNAL DU PALAIS qui nous a été présenté par son rédacteur en chef Patrice BOUILLOT et plus que ça, c'est le vrai jounal économique de notre département. Vous y trouverez des acteurs économiques qui comptent, par exemple notre ami Hugues MISSEREY dans ses nouvelles fonctions de président de la chambre sydincale des notaires, mais aussi, un bel article sur notre manifestation rotarienne de GOLF CHAMPETRE, (cliquez ici pour lire l'article)

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Une action phare du
Rotary International
 l'échange de jeunes.

Félicitation à Pierre AYMARD, nommé Youth Exange Officer au District 1750.


"Le dimanche 26 juin 2011 a eu lieu à Troyes une journée de préparation et de rencontre organisée par notre district Rotary 1750 en faveur des douze jeunes filles et garçons qui vont partir à l'étranger, pour la plupart aux USA, mais aussi à Taiwan, afin de passer une année scolaire complète dans un pays étranger.

Cette année, le groupe est relativement peu important. Nous espérons une vingtaine de participants l'an prochain. Au niveau national, environ 400 jeunes partent ainsi en échange scolaire chaque année.
Le but est tout d'abord de suivre l'objectif principal du Rotary International, qui est l'entente entre les peuples, quelle que soit leur culture. C'est aussi l'occasion pour ces jeunes d'acquérir une bonne maitrise de la langue et des coutumes du pays d'accueil. Les amis qu'ils vont s'y faire le seront pour la vie. 

L'expérience est aussi enrichissante pour les familles d'accueil, parents et enfants. Ils peuvent développer des contacts avec les parents du jeune qu'ils recoivent, et avoir envie d'aller les rencontrer lors d'un prochain voyage.
Rappellons que les frais à prévoir pour les familles des partants sont le billet d'avion AR, l'assurance et l'habillement. Les clubs Rotary payent les frais de scolarité en demi pension, les transports scolaires éventuels, l'argent de poche et autres menus frais. La famille d'accueil assure la nourriture en dehors du repas de midi à la cantine.
Les rotariens peuvent recevoir le jeune à tour de rôle durant les week-end et vacances scolaires, en accord avec la fammille d'accueil. Il doit y avoir au moins deux, sinon trois familles d'accueil successives, pour que le jeune puisse voir différents modes de vie. La famille d'un jeune partant se doit de recevoir pendant une durée équivalente un jeune étranger, mais pas obligatoirement la même année. Des clubs Rotary comme celui de Châtillon sur Seine ont établi une sorte de roulement d'une année sur l'autre depuis près de 25 ans. Ils n'ont ainsi pas de problèmes pour trouver les familles d'accueil. 
 
En fin d'année scolaire, un "bus trip", sorte de tour de France - et même d' Europe - touristique, de plusieurs semaines, est organisé au niveau national pour ceux qui le souhaitent. Le coût est à la charge de la famille du partant. Nos jeunes Français qui, inversement, ont fait le tour des USA s'en souviendront longtemps.
 
La responsabilité civile incombe au district D 1750, son gouverneur et par délégation ses YEO ( youth exchange officer ). Il y en a quatre pour notre district. Pour les clubs de Côte d'Or, Pierre Aymard a été nommé pour trois ans à ce poste, à compter du premier juillet 2011. Il est chargé de préparer les échanges, informer et conseiller les familles et les clubs, veiller au bon déroulement des échanges tout au long de l'année. Il peut aussi décider de renvoyer chez lui, après consultation du président du club parrain, un jeune qui s'avèrerait ingérable et poserait des problèmes graves. Le district dispose d'un agrément octroyé par le Rotary International, mais il peut lui être retiré à tout moment s'il ne remplit pas ses obligations.
Afin de ne pas favoriser particulièrement les enfants de Rotariens, ce progamme ne leur est pas réservé.
Rappelons que les jeunes ne doivent pas avoir plus de 18 ans au moment du départ. L'âge minimum est quinze ans, mais en fait 16 ans est mieux.
 
Ces échages de jeunes sont particulièrement intéressants, avec parfois quelques problèmes à régler mais aussi beaucoup d'émotions à partager, pour les rotariens qui en ont la charge. L'ancien président du TGI de Dijon, J.P. R..., qui s'en était occupé particulièrement bien durant plusieurs années avant d'être muté en dehors du district, nous avait dit lors d'une réunion de comité : " J'ai trouvé là une sorte de plénitude de mon engagement associatif. Je ne sais pas si je serais encore rotarien sans cela".
C'est ce qui a achevé de me convaincre de me lancer sur ses traces."
 
Amitiés."
 
Pierre AYMARD

LE ROTARY DIJON TOISON D'OR
s'est mobilisé en ce mois de novembre 2011

Pour l'association TRISOMIE 21 : on approche petit à petit des 5000 petits déjeuners livrés le dimanche matin entre 7H30 et 10H00. Une logistique professionnelle, des bénévoles enthousiastes, une belle action en faveur de l'association chère à Dominique et à Hugues MISSEREY.

Pour la banque alimentaire à Is-sur-Tille : cette année, Pierre GAUVAIN n'a pas eu de peine à remplir la grille des 4 magasins. Cette année 4112 kg ont été déposés dans les chariots, contre 3460 l'année précédente, soit près de 20% de plus. Solidarité et générosité, c'est très encourageant pour ceux qui donnent quelques heures à la collecte.

Après les fêtes de fin d'année, le ROTARY reprendra ses actions : la prochaine : ESPOIRS EN TETE. Mobilisez-vous dès maintenant : réservez vos contremarques auprès de Thierry MAUDHUIT : thierry.maudhuit@tarkett.com , faites le savoir à vos amis. Il s'agit seulement d'aller au cinéma, en famille, pour voir, en avant première,  un très beau film de Steven Spielberg : LE CHEVAL DE GUERRE. Ce sera le JEUDI 26 JANVIER 2012. Cliquez ici pour en savoir plus http://www.espoir-en-tete.org/espoir-en-tete

Mardi 25 novembre 2008 Visite de l’usine SEB d’Is-sur-Tille

A l’initiative de son président Jacques Humbert, notre club a été reçu ce mardi à l’usine d’Is-sur-Tille de la SEB (Société d’Emboutissage Bourguignonne), par le directeur de ce site, Christian Poulin, ainsi que par la responsable des relations humaines, Françoise Girard-Perrin.

Une vidéo sur le groupe SEB et son implantation dans le monde a été présentée, ainsi que les particularités de l’usine d’Is-sur-Tille.

Le groupe SEB est N°1 mondial du petit électro-ménager. Il a racheté récemment le N° 2 chinois du secteur, la société SUPOR.

Il est présent dans 120 pays et emploie 20.000 personnes (SUPOR inclus), dont 8300 en Europe.

Le groupe est découpé en secteurs d’activités. Le site d’Is-sur-Tille fait partie du secteur d’activités « cuisson électrique ». Il emploie 230 personnes, dont environ 130 à la production et une centaine dans les services (Ret D, administratifs, etc…) Il est un centre de compétences mondial au niveau de la cuisson électrique : fours, steamers, rice-cookers, grille-pains, bread-makers, et surtout friteuses, dont 1.100.000 ont été produites en 2007. Parmi celles-ci, 800.000 sont du nouveau type « actifry », pour cuisson (presque) sans huile. Ce concept peut servir à cuisiner également d’autres produits que les frites.

Ce nouveau modèle de friteuse fait l’objet de plusieurs brevets, et il est encore en cours de développement.


La nouvelle friteuse ACTIFRY

Lorsque l’Histoire rejoint l’actualité…

« Voilà ce qui devrait contribuer à résoudre le problème récurent de l’embonpoint dans notre pays ! » a fait remarquer à Mr le maire d’Is-sur-Tille Michel Maillot, le surintendant des cimetières militaires américains, Tom Cavaness, lorsqu’il a été reçu à la mairie en été 2008. C’était à l’occasion d’une réunion préparatoire à la cérémonie d’inauguration du mémorial du camp américain de 1917-1919, situé tout près de l’usine SEB, elle-même placée au beau milieu de cet ancien camp.

« Oui, mais fabriquer en zone euro et vendre aux USA n’est pas une mince affaire ! » rétorque aujourd’hui Christian Poulin.

Gageure que nous ne croyons insurmontable pour le groupe SEB.

Puis ce fut la visite de l’usine, guidée par son directeur.

Une question vient immédiatement à l’esprit en voyant les ouvrières sur les chaînes de montage : comment tout ceci n’est pas encore parti se faire fabriquer en Chine ?

C’est tout d’abord grâce à une extrême automatisation et robotisation du process.

Les prix de revient en sortie d’usine se composent de 70% de matières premières ou produits semi-manufacturés (venant principalement d’Asie), pour seulement 10% de main-d’œuvre et 20% de frais généraux.

Certains produits de bas de gamme doivent cependant être totalement fabriqués en Asie.

Nous avons parcouru une usine propre, bien climatisée avec peu de bruit, où tout a été étudié pour éviter le port répétitif de charges lourdes. Les ouvrières à la chaîne changent de poste toutes les deux heures.

Le contrôle systématique des produits finis est effectué en bout de ligne.

Enfin, nous avons été invités à un apéritif offert par la maison dans la salle de présentation des marques et modèles fabriqués par le groupe : TEFAL, MOULINEX, ROWENTA, …à l’export ; SEB et CALOR en France et en Belgique. Ainsi une même cocotte peut s’appeler SEB à Dijon et TEFAL à Londres !...stratégie commerciale qui doit faire sourire dans sa tombe Antoine Lescure, le rétameur-ferblantier ambulant auvergnat né à Brageac en 1807. C’est lui qui a fondé la maison de ferblanterie qui deviendra la SEB, dont le développement a été assuré surtout par ses arrières-petits enfants : les frères Jean, Frédéric et Henri Lescure. Réf : « L’Aventure AMI-Linpac » publié par la Société d’Histoire Tille-Ignon, en vente à l’Office du Tourisme d’Is-sur-Tille).

 

 

 


L’apéritif « Maison »


Une partie de la production du groupe SEB

Remercions monsieur Christian Poulin d’avoir pris un peu de son temps pour nous faire une visite aussi complète et instructive de l’établissement qu’il dirige.

Quant à nous, il nous semblera dorénavant que les frites sont meilleures dans une friteuse fabriquée à Is-sur-Tille, ville bourguignonne en deux lettres bien connue des cruciverbistes, mais qui possède une usine d’un groupe industriel en trois lettres encore plus connu : « SEB ».

 

Pierre AYMARD

 

La STATION d'EPURATION des EAUX

de l'AGGLOMERATION de DIJON

Visite du 27 mai 2008, organisée par Jean-Bernard Péchinot, responsable du Service des Eaux à la Ville de Dijon.

Notre club avait rendez-vous pour une visite de la nouvelle station de traitement des eaux de la ville et de certaines communes de l'agglomération de Dijon, sous l'égide de Jean-Bernard et du directeur du site. Celui-ci est exploité par la Lyonnaise des Eaux, qui a mis tout son savoir faire dans cette réalisation, performante et innovante sur de nombreux aspects.Nous avons pu remarquer que les odeurs étaient totalement maîtrisées et que grenouilles et canards séjournaient sur les derniers bassins de décantation avant rejet des eaux épurées dans la rivière. C'est le travail des bactéries aérobies, nous a-t-on expliqué. Tout l'art du directeur de station consiste a maîtriser celles-ci, en leur envoyant l'oxygène qui leur est nécessaire au moment opportun, et parfois à les diluer si leur prolifération est excessive... moyennant quoi, elles vous digèrent nitrates, phosphates et autres produits organiques avec un appétit insatiable.

 Heureusement pour la planète!

Voici quelques photos-souvenir :

 

 

 

     


CONFERENCE-DEBAT du 15 avril 2008
par Gérard AUMAS, Directeur Régional Bourgogne de la BANQUE de FRANCE

A quoi sert la Banque de France ?

La Banque de France est comme un moteur bien huilé: on ne l'entend pas, et pourtant il tourne! 
Créée par Napoléon 1er en 1800 et à Dijon depuis 150 ans, elle remplit les mêmes missions qu'à l'origine.Elle a été nationalisée en 1936, mais ses employés ne sont pas fonctionnaires.En 1999, par le traité de Maastricht, elle est intégrée à la Banque Centrale Européenne.
Aujourd'hui, elle comprend un siège central, 96 succursales ( auparavant 200 ), une papeterie et une fabrique de billets. Elle emploie 13000 personnes, moitié à Paris, moitié en Province.
Elle est sous contrat de service public avec l' Etat. Elle assure la surveillance du secteur financier et l'AMF (Autorité des Marchés Financiers). Il y a dix sociétés côtées en bourse en Bourgogne.

Elle a trois thèmes d'activités :

1) La stabilité monétaire.
Elle a reçu cette fonction du traité de Maastricht, conjointement avec les autres banques centrales des autres pays. Elle gère les réserves de change de l'Etat (74 milliards d'€) et 2800 tonnes d'or. Elle met en oeuvre la politique monétaire et fixe le staux à court terme.
Elle donne une valeur (cotation BDF) des entreprises pour assurer une garantie monétaire.
Elle fait des études sur la vie économique. Elle émet des billets en € pour 15 pays: 2,100 milliards de billets par an, dont la durée de vie moyenne n'est que de ...six mois !
Sept milliards de billets sont triés chaque année, autrefois manuellement, et maintenant à l'aide de machines. Le prix de revient d'un billet est un peu inférieur à un €.
En Bourgne 250 personnes sont employées, dont environ 20% à la monnaie, 25% au surendettement, 30% aux entreprises (enquêtes de conjoncture, etc...)
La Bourgogne a eu l'an passé le plus fort taux de croissance en France..

2) La stabilité financière.
Elle gère le système financier, c'est-à-dire les rapports des banques entre elles.
Actuellement il y a une crise financière inquiétante, car toutes les banques sont liées entre elles. La crise des sudprimes entraîne une crise de confiance entre banques.
Il y a 480 milliards d'€ d'échanges interbancaires chaque jour. La compensation, autrefois manuelle, est maintenant informatisée.
Dans trois ans interviendra une nouvelle révolution: les mêmes moyens de payement seront utilisés dans toute l'Europe. Les virements bancaires seront immédiats et à bas coût.

3) Missions diverses.
Outre ses missions de stabilité financière,elle a a pour fonction :
- De tenir les comptes de l'Etat (qui n'a quune seule banque, la BDF). Des millions de chèques et de virements sont effectués pour le traitement des fonctionnaires.
- D' assurer des services d'expertise, d'économie du territoire, par exemple pour l'attribution judicieuse des aides du Conseil Régional. Elle a une structure (Géode) qui réalise des analyses financières (à titre onéreux) pour le compte des entreprises.
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Elle donne une image des entreprises aux banques. Par son fichier central national des chèques impayés, elle assure la tenue du fichier des incidents de payement pour le compte des banques (qui inscrivent elles-mêmes et effacent les incidents sans que la BDF puisse intervenir). Idem pour les chefs d'entreprises.Elle visite 5000 entreprises par an en Bourgogne.
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Elle assure le secrétariat des commissions de surendettement : 40 personnes sont affectées à cette tâche en Bourgogne. Elles négocientun rétablissement de la situation (étalement des dettes). Si ce n'est pas possible, elle déclare la faillite personelle en liaison avec le juge, et un effacement de la dette peut être prononcé.

Pour en savoir plus :     www.banque-france.fr

Le jeu des questions réponses a suivi cet exposé, et Gérard AUMAS s'est montré intarissable, tant sur les sujets bancaires que ceux, plus généraux, d'ordre économique mondial.  Son épouse nous a dit qu'on ne peut pas l'arrêter sur ce sujet !
Sa compétence n'a d'égal que son extrême amabilité.
Merci à lui de nous avoir rendu visite, et à Jean-Bernard Péchinot de l'avoir invité.

P.A.

 


Gérard AUMAS

Quelques photos-souvenir de la Conférence de District du 5 avril 2008 :

La table de notre club pour le déjeuner au Palais des Congrès. 
Debout en arrière-plan à dr.: le Gouverneur 2007-08, Jacques Parisel

Vente de thé du Sri-Lanka au profit du centre professionnel pour jeunes défavorisés à Beruwella.

Le groupe musical à cordes :" Les Archets de l'Auxois-Morvan", que nous avions invité pour un intermède musical.
Direction: Christian Parmentier( à gauche sur la photo). Age : de 8 à 18 ans.

 

GRAND SUCCES de l'opération 
"Un  LOTO pour la STELE",

 le 2 décembre 2007 à Til-Châtel.

 

Le loto du 2 décembre 2007 a permis d'avancer à grands pas dans le montage financier pour la stèle commémorative du Camp Américain d'Is-sur-Tille.
 C'est donc avec une immense satisfaction que nous pouvons remercier tous les donateurs et les participants de ce loto, ainsi que nos amis de la Société d'Histoire Tille-Ignon, dont le président de la SHTI, Michel Valentin, s'est toujours engagé pour soutenir notre projet de stèle, puis toutes celles et ceux qui ont participé à l'organisation. 
Merci  à Mr Michel Maillot, maire d'Is-sur-Tille, qui nous a fait le plaisir de venir nous rendre visite pour nous encourager à  la salle polyvalente de Til-Châtel, où  il a pu constater le succès de ce loto. Mr Christian Baujard, adjoint à la Culture, a regretté de ne pouvoir être présent, mais il soutient lui aussi à fond ce projet. Il a pu constater tout comme nous, au contact des Américains de passage à Is-sur-Tille, combien était nécessaire ce lieu de mémoire pour les descendants des centaines de milliers de soldats qui ont travaillé ou transité sur le camp. 
Merci également à Mr Gradelet, Maire de Til-Châtel, et à son Conseil Municipal, qui ont soutenu ce projet, par un don direct, et aussi en assurant la gratuité de la salle polyvalente communale. 

L'emplacement du mémorial a été déterminé dès le lendemain du loto, en présence des Services Techniques de la Ville d' Is-sur-Tille, au carrefour de la rue Président Wilson et de la rue du Triage, à l'angle du parc de la DDE. Il est utilisable sans aucun délai, et la circulation de la route du Camp Américain ne sera pas perturbée. Des panneaux indiquant "Mémorial du Camp Américain de 1917-1919" seront apposés sur la route du Camp pour guider le visiteur. Un entourage par des bordures de trottoir et une chaîne sur potelets assurera la protection du monument. L'espace tout autour sera soigneusement aménagé : gravillonnage, gazon, végétalisation... La Ville plantera dès cet hiver une haie d'arbustres pour masquer le voisinage à l'arrière.

PA

Visite de l' Auditorium de Dijon

Mardi  4 décembre 2007

Notre ami Géraud DIDIER, directeur adjoint du DUO DIJON, nous a convié à une visite guidée, sous toutes les coutures, de l'Auditorium de Dijon, en présence du Directeur Technique de cet Etablissement. Il nous a expliqué la synergie entre l' Auditorium et le Grand Théâtre.

Nous avons pu comprendre comment une quasi-perfection avait pû être atteinte au niveau de l'accoustique, qui fait de cette salle de 1600 places l'une des meilleures en Europe pour les concerts symphoniques avec instruments classiques. Pour la musique amplifiée, il ne faut pas dépasser 100 décibels pour avoir une qualité optimum du son. Les coulisses et les loges ne manquent pas d'attrait... celle du chef d'orchestre étant particulièrement confortable. 

Un dîner convivial a suivi au Restaurant les Congrès.

Merci à Géraud pour l'organisation de cette remarquable soirée, qui a mobilisé de nombreux membres de notre club, et même des amis.

Il marque ainsi son entrée au Rotary Dijon Toison d'Or.

PA

 

Conférence de Thierry Bièvre, directeur général de la société ELITHIS

Mardi  23 octobre 2007

Thierry Bièvre, à l'invitation de Christophe Meniaud, nous a fait un exposé sur l' évolution des nouvelles technologies environnementales dans la construction des bâtiments. Une application-type d' une grande variété de ces technologies se trouve dans la tour à usage de bureaux qui est en cours de construction dans le quartier Clémenceau, près de l'Auditorium de Dijon.
Cette tour sera la vitrine de la Société ELITHIS. Sa conception intéresse de nombreux  promoteurs d' autres villes ou d'autres pays, tant elle est novatrice. Elle aura un bilan énergétique quasi nul, c'est à dire qu'elle produira presque autant d'énergie qu'elle n'en consommera.Son emplacement a été choisi pour la notoriété du quartier Clémenceau, même si certains l'auraient préféré un peu plus éloigné du Palais des Congrès et de l'Auditorium.         

Pour en savoir plus, se reporter au site de la Société ELITHIS

 

Thierry Bièvre lors de son exposé. 


Cliquez ici pour lire le journal du développement durable

Réunion du 11 09 2007

 

 

Après les apéritifs jardin très réussis de cet été, merci mesdames, nous retrouvions le Salon Kir pour la première fois sous la présidence de Christophe.

Ce dernier a annoncé les actions à mener (poursuite du loto, brocante alimentée par nos surplus, comédie musicale dont je parle ci-après).

10 soirées mixtes sont programmées, lors desquelles il serait souhaitable d’obtenir un conférencier.

Jean-Dominique propose un responsable de VITAGORA, et reprend contact avec les pompiers, Christophe propose le constructeur de la Tour ELITIS « Energie Propre » à côté du Palais des Congrès.

Je reviens sur la comédie musicale, Valérie (Metteur en Scène) et Sébastien (Auteur) étaient nos invités, il s’agit d’une tragédie grecque jouée uniquement par des amateurs dijonnais passionnés, ce spectacle ayant déjà eu lieu à Dijon, restait à prévoir une date, des invitations et le lieu.

Le problème se situe ici, en effet le Grand Théâtre est indisponible pour cause de travaux de toiture, Les Feuillants propose une seule date, le 21 décembre (non retenue), l’idéal serait la salle de Congrexpo Romanée Conti  pour fin novembre ou début décembre.

 

 

COMPTE RENDU  du  17 avril 2007

Présents

Jacques  AUNIS , Jean-Paul CAMUSET, Xavier CHEVALLIER, Marie-Reine DEVOREY , André DURIN, Liliane GAUTIER, Pierre GAUVAIN, Jean-Dominique GERBEAU , Jean-François LARGY                                                    Hugues MISSEREY, J-B et Jany PECHINOT, Jean-Claude PÉTAMENT, Bertrand VERNET, Invité : Pascal CHARPENTIER                                

 

Assemblée de district : le 2 juin de 8h à 13h30 au Palais des Congrès. Du fait de la fonction d’assistant du gouverneur de Pierre Aymard et surtout de notre sous-représentation à la Conférence de District, un appel pressent est fait aux volontaires.

Trophée golf Rotary 1750 le samedi 12 mai : journée compétition et initiation organisée par le RC Dijon Sud : s’inscrire avant le 30 avril à l’aide du bulletin qui devrait se trouver sur le blog. Participation : 48€ pour le parcours et 10€ pour l’initiation (un cours collectif de 9 à 10h30 et un de 10h30 à 12h). Participation : 17 € au repas.

Foulées rotariennes le dimanche 13 mai : Rappel : il s’agit presque autant d’une manifestation familiale que d’une compétition sportive. Le seul classement se fait par entreprise ou par association et notre club a toujours été représenté depuis l’origine de cette épreuve organisée par le RC Dijon : 10,7km pour les coureurs et 6,7 km pour les marcheurs. Inscription 10 € à la Maison du Rotary, 18 boulevard Eugène Spuller 21000 DIJON

Mardi 24 avril : dîner avec intervention de Régis Verne, transporteur : cf message de Jacques Aunis et s’inscrire auprès de lui

Exposé de Pascal Charpentier, proviseur du lycée Charles de Gaulle :

 

cliquez sur l'image pour aller voir le site (utilisez la flèche précédente pour renvenir ici)

Diplômé d’une maîtrise de sciences physiques et lauréat du CAPES et du concours des Instituts Pédagogiques d’Enseignement Supérieur, Pascal Charpentier a logiquement commencé sa carrière comme professeur, au lycée Clemenceau de Reims avec un break d’un an comme enseignant au Prytanée Militaire de Saint Cyr l’Ecole. Son second poste l’emmène au lycée de Givet dans les Ardennes. Après 7 ans d’enseignement, il passe avec succès le concours des personnels de direction et devient proviseur adjoint du lycée de Laon. Il prend ensuite la direction du lycée de Méru, une petite ville en grande banlieue nord de Paris… puis vient s’installer en province à Châtillon sur Seine où il reste proviseur du lycée Désiré Nisard pendant 8 ans avant d’être nommé à Dijon à la tête du lycée Charles de Gaulle. Il a 49 ans, est marié et père de 3 enfants de 21, 18 et 15 ans. Pascal Charpentier pratique le ski, la randonnée et le tennis. Il s’investit beaucoup dans l’OMS de Châtillon, où il conserve un pied à terre, et dans l’organisation de la semaine musicale de Saint Vorles. Il envisage de rester en Bourgogne jusqu’à la fin de sa carrière.

Présentation du lycée Charles de Gaulle : construit en 1990, il compte à peu près 1000 élèves dont 2/3 de filles. Ce déséquilibre est lié à l’intérêt féminin pour les langues, spécialité de l’établissement, et aussi à un niveau général plus élevé les favorisant dans la sélection effectuée. 110 enseignants et 30 à 40 personnes affectées à la vie scolaire. En 2006 premier lycée public de Bourgogne pour les résultats au baccalauréat.

Le projet d’établissement se décline en 3 axes :

Ø        Un lycée rayonnant, international et de proximité

Ø        Un lycée relationnel, mobilisateur à la recherche de l’excellence de chacun et de tous

Ø        Un lycée délibérément humain, solidaire, créateur de liberté et gardien de son environnement

L’enseignement des langues : La préoccupation du moment est la mise en œuvre du nouveau cadre européen qui fixe 6 niveaux de compétence :

Ø       utilisateur élémentaire : A1 et A2

Ø       utilisateur indépendant : B1 et B2

Ø       utilisateur expérimenté : C1 et C2

La spécificité du lycée CDG est l’importance (100 élèves) et la diversité de ses classes dites « européennes » et la préparation de l’abibac (30 élèves), le lycée s’étant porté volontaire peu de temps après son ouverture, puisque l’expérimentation nationale remonte à 1991. C’était une opportunité intéressante pour contribuer au développement du lycée et à se créer une image d’excellence. Dans le cas des classes européennes, une matière est partiellement enseignée en langue vivante : par exemple l’histoire-géographie ou la physique pour les classes d’anglais, l’histoire-géographie pour les classes d’allemand et les sciences économiques et sociales pour les classes d’espagnol. La notion de « classe européenne » ne donne pas lieu à un diplôme particulier mais, par une mention particulière dans la notation du bac, distingue les élèves et, dans tous les cas, les prépare efficacement à entrer dans des universités étrangères ou écoles mettant en avant la pratique des langues vivantes. Dans le cas de l’Abibac (contraction de Abitur et de baccalauréat, les 2 diplômes sanctionnant la fin des études secondaires en Allemagne et en France), il s’agit d’un vrai diplôme spécifique reconnu aussi bien en Allemagne qu’en France et qui autorise de droit l’entrée dans une université Outre-Rhin.

Les élèves polonais : 30 élèves viennent chaque année au lycée CDG pour y effectuer une année scolaire complète : 10 en 2nde, 10 en 1ère et 10 en Terminale. La sélection est très rigoureuse, le proviseur se déplaçant lui-même en Pologne avec des enseignants en langue polonaise du lycée et de la Faculté de Dijon et les résultats sont remarquables. Ces élèves, doués d’une volonté exceptionnelle de réussite et d’une grande capacité d’adaptation, passent ensuite les examens français dans les mêmes conditions que leurs camarades français avec parfois … des résultats meilleurs ! Le problème qui se pose pour le lycée est de trouver des familles d’accueil à Dijon, y compris en dehors des familles d’élèves, déjà très sollicitées. Pascal Charpentier fait ouvertement appel à nous et notre entourage et est prêt à répondre à toutes les questions ;

Les échanges avec les élèves étrangers : de nombreux échanges sont effectués avec les U.S.A., l’Irlande, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Espagne. La difficulté réside dans le gros travail d’organisation qui retombe toujours sur les mêmes enseignants volontaires et pour lesquels le lycée a du mal à trouver les budgets de déplacement.

Conclusion : un lycée qui ne se repose pas sur ses lauriers et se remet régulièrement en question. Un exemple : le lancement, cette année, d’une session intensive de préparation aux concours de Sciences Politiques, ouvert non seulement aux terminales du lycée mais à des candidats extérieurs.   

                                                                                                                                                                                     

                                                                                                                                                                        Xavier Chevallier

 

        

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Soirée du 28 mars 2007

Conférence du Dr Alain GOGUEY :
 

« Le CŒUR et le VIN »

Le médecin cardiologue dijonnais Alain Goguey 
a exposé ce soir un sujet plein d’ intérêt pour tous, car 
le coeur concerne chacun de nous,… et le vin aussi
.

On nous met sans cesse en garde, sans doute avec raison, contre les méfaits de l’alcool,  en particulier lors de la conduite automobile.

Devons-nous nous passer pour autant du bon vin, plaisir gustatif, qui met en valeur les mets et agrémente nos repas ?

Triste choix ! Heureusement, le Dr Goguey nous explique avec force détails que le « vin-santé » existe, et qu’ il est même à l’origine de ce que les anglo-saxons appellent le « French Paradox ». En quoi consiste donc ce secours inattendu pour notre côté Bourguignon épicurien, qui cherche avant tout le bonheur dans le plaisir des sensations de ses papilles ?

  Le « French Paradox »

Constatant que, dans le sud de la France, et plus généralement le sud de l’Europe, les gens vivaient plus vieux que dans le Nord, des chercheurs épidémiologistes, comme DEMROW en 1995, ou NANCY, ont mené des études prouvant que le vin rouge, à dose normale, avait des effets positifs sur l’athérothrombose. Les principes actifs qui provoquent ces effets positifs ont même été mis en évidence : il s’agit des polyphénols.

Cependant le vin, même à dose modérée, reste un inconvénient chez l’alcoolique chronique, ainsi qu’en cas d’arythmie cardiaque ou d’hypertension.

  Composition du vin :

Le vin est composé de 70 à 90 % d’eau( donc pas besoin d’en rajouter), de 7 à 16 % d’éthanol ( alcool éthylique ), de glycérol à raison de 8 % de l’ éthanol, de sucres et de polyols apparentés. Son PH est de 2,8 à 3,8 : acide acétique et acides organiques – tartrique, etc… 

Il contient également des substances de coloration qui sont :

      -     des composés polyphénoliques  ( dans les pépins, pellicules, rafles …de 1 à 5 gr/l)

-         des stylbènes

-         des flavonoïdes ( anthocyanes, tanins…)

Ces composés se trouvent essentiellement dans les vins qui ont macéré avec la rafle : les vins rouges, un peu moins dans les rosés.

Il y en a dix fois moins dans les vins blancs.

Il contient enfin des substances de l’olfaction, qui sont sans intérêt médical.

Action des Polyphénols :

  Les polyphénols ont une triple action :

-         Antioxydants

-         Vasodilatateurs

-         Antithrombiques

  Ils sont plus concentrés dans les bons vins ( faibles rendements) et les plus taniques.

  Comment boire ?

Il faut boire :

-         «  bon et peu ».

-         Ne jamais boire seul.

-         Ne jamais reprendre d’un mauvais vin.

-         Ne jamais boire à jeun.

-         Savoir qu’un verre contient 100 calories.

-         Donc boire de un à trois verres maxi au cours des repas.

Conclusion du Dr A.Goguey :

  Un consommateur raisonnable, de longue date, ne doit pas être dissuadé.

  Nous sommes presque en présence d’une ordonnance médicale ! Mais presque seulement, car les expériences scientifiques définitives sont difficiles à établir, et si les lobbies vinicoles sont puissants, ceux de la prévention routière le sont tout autant. Nous comprenons  la démarche  prudente des médecins, certains  patients  pouvant fort bien avoir tendance à forcer la dose de ce médicament miracle, même non remboursé par la Sécurité Sociale, sans se soucier des effets secondaires …

  Discussion :

JM / - Qu’en est-il, en France, du statut légal du Resveratrol, que l’on peut acheter par internet ?

AG / - Il faut se méfier par principe de tous les médicaments en vente sur internet, ceux-ci échappant à la règlementation française de sécurité des médicaments.

RB ( courtier en vins) / (répondant à une question sur la dimension du verre que l’on peut boire) : Le verre «  légal » contient 10 à 12 cl.

JMD / Quelle différencey a-t-il entre le vin de Bordeaux et de Bourgogne dans la pathologie de la migraine ?

RB / L’œnologue, avant le médecin, répond qu’il s’agit d’une question de soufre. Plus le vin est bon, moins il contient de résidus de soufre.

JPC /  Parle-t-on du French Paradox dans le commerce du vin ?

RB / Oui, bien sûr, mais selon les pays. Au Japon, la vente a connu un accroissement exponentiel depuis la publication des études à ce sujet ; aux USA également, mais dans une moindre proportion.

  Merci à Alain Goguey pour nous avoir fait connaître l’utile et l’agréable à propos du (bon) vin…à consommer avec modération mais à consommer tout de même ! …et à ne pas confondre avec l’alcool qui, lui, ne commence à procurer des effets intéressants sur le cœur que lorsqu’il a détruit le foie !

  Pierre AYMARD  

 

 

Soirée du 20 mars 2007

  Conférence de Yves BRUNEAU

  « CONGREXPO  à  DIJON, présent et avenir »

 


cliquez sur l'image pour lire l'article des échos

La soirée du 20 mars 2007 a été agrémentée par la présence de Yves Bruneau, directeur de DIJON CONGREXPO, accompagné de Chantal pour le soutenir moralement et surtout physiquement, car il est arrivé courageusement avec des béquilles, suite à un fâcheux accident de montagne !

  Yves Bruneau, Docteur en droit, avec un DEA de droit public et économique, est une figure bien connue des Dijonnais qui fréquentent le Palais des Congrès. Il est aux côtés de son président, Jean Battault, depuis juillet 2000. Il occupait auparavant  le poste de Directeur de Cabinet du Maire de Dijon, Robert Poujade.

  Congrexpo retire surtout son équilibre financier de la Foire Gastronomique, 200 000 visiteurs par an, qui compense le manque de bénéfices des autres grandes manifestations comme le Salon de l’Habitat ou celui des Antiquaires. Grâce à cette péréquation, il fonctionne sans subvention de la Ville, ce qui est appréciable pour les contribuables.

Parmi les manifestations de prestige, FLORISSIMO a un succès qui ne se démentit pas.

Mais Congrexpo est aussi une Entreprise, ce que nous savions moins, employant 32 personnes, qui fait du marketing pour se vendre, en France comme à l’Etranger.

Un partenariat a été développé avec des villes étrangères, au Mexique et en Russie notamment, pour créer des expositions ou des foires à l’image de celle de Dijon.

Des contacts se nouent chaque année avec un pays étranger, invité d’honneur de la Foire Gastronomique.

Yves Bruneau est un super VRP de Dijon dans tous les pays du Monde, et il semble que cela le comble, à voir son aisance et son plaisir de communiquer !

Nous ne reprendrons pas la description technique des installations dijonnaises, ni les manifestations  qui se déroulent en permanence à CONGREXPO : son site web le fait très bien.

Il reste à rappeler que les deux prochaines grandes manifestations du District Rotary 1750, l’Assemblée et la Conférence Annuelle, réunissant 350 à 400 rotariens de notre région, se tiendront dans les salons de Congrexpo.

Merci à Yves Bruneau pour cette intervention captivante, qui nous a montré les coulisses de cette organisation dijonnaise qu’il dirige.

Pierre AYMARD

 

Soirée-Apéritive du 13 mars 2007

  Conférence de Nicolas MONNIER, facteur-réparateur de PIANOS

Historique du Piano.

  C’est l’italien CRISTOFORI, vers les années 1700/1710, qui a inventé le piano, transformant le système à cordes pincées du clavecin en un instrument à la fois à percussion et à cordes.

Les perfectionnements du système sont arrivés petit à petit, déjà en 1920 avec le système d’échappement. La technique évoluera ensuite grâce à l’apport des grands musiciens : Mozart a composé pour le piano alors que celui-ci n’en était qu’à ses débuts. Sébastien EHRARD a inventé la mécanique du piano à queue en 1823 avec Frantz List à ses côtés.

PLEYEL a travaillé sur les sons, les bois.

STEINWAY, Allemand émigré aux USA, a inventé la stabilité mécanique, la robustesse – grâce à l’emploi de structures en aluminium. Il a travaillé sur le son, devenu inimitable.

Sur le plan technique, il n’y a pas moins de 7 000 pièces qui composent un piano, dont 38 touches et 250 cordes. Le cadre en fonte, inventé en 1907, apporte plus de stabilité dans le temps que le cadre en bois. La table d’harmonie fait vibrer le bois. La difficulté est de tenir le diapason tout au long d’un concert.

En Europe, l’Allemagne est N°1, mais ses entreprises sont familiales, et disparaissent parfois après leur transmission. Ce sont des Chinois ou des Coréens qui les rachètent pour bénéficier de la marque.

La France a eu son succès entre les deux guerres, avec ses marques prestigieuses comme PLEYEL, EHRARD, GAVEAU…

  Le Piano aujourd’hui et demain.

  L’évolution du piano passe maintenant par l’électronique, qui permet de bloquer le bruit et de n’écouter qu’avec un casque, ce qui est utile pour les répétitions dans les appartements d’aujourd’hui ! La plus value est encore de 1 200 €, mais tend à diminuer.

Le marché du piano : Il se vend en moyenne un total de 12 000 pianos neufs par an, dont 1 000 à queue, ces derniers étant commandés à 50 % par les collectivités – orchestres, conservatoires…-.

Il se répartit actuellement à 40 % pour les pianos acoustiques traditionnels et 60 % pour les pianos numériques, cinq fois moins onéreux.

Chez STEINWAY, la vente est stabilisée en France à 100 exemplaires par an. C’est la « Rolls » du piano. Son coût est de 120 000 €. Il y en a deux à Dijon : un au Conservatoire, qui est prêté pour les grands concerts, et un à l’Auditorium. Chaque concertiste rêve de jouer sur un Steinway.

  Le métier d’accordeur.

  C’est un métier de plus en plus rare en France - il en reste trois à Dijon. Il nécessite une formation de cinq ans, en alternance : une semaine de cours théoriques, trois semaines de stage pratique. Il existe une école, au Mans. Nicolas Monnier a eu la chance d’apprendre très jeune en succédant à son père. Il a fait en outre un stage de trois mois chez YAMAHA au Japon, où il est passé à tous les postes de l’usine. Il n’y a presque plus d’accordeurs non-voyants.

  Questions-Réponses.

  JLF /  Ya-t-il une côte des pianos ?

NM /  Il y a bien une côte. Chaque piano est tracé par un numéro de série. Les meilleures côtes sont pour les pianos français d’entre les deux guerres.

  Merci à Nicolas Monnier, directeur des Pianos MONNIER  5, rue Jouffroy à Dijon, pour cette intervention de qualité, qu’auront appréciée musiciens, mélomanes ou simples curieux d’un élément important de notre patrimoine culturel.

Pierre AYMARD

 

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Soirée-apéritive du 30 janvier 2007

  Conférence de  Jérôme GRALL, médecin urologue, 54 ans.

  « Le Médecin et la Vie »

  Jérôme Grall ne parlera pas, ce soir, d’urologie, mais de sa réflexion sur la place du médecin dans la société. Il fera un historique de la médecine, depuis le temps d’Aristote jusqu’à nos jours, en passant par son arrière-grand père et son grand-père, médecins espagnols. Il rapprochera médecine et musique, sa seconde passion, ce qui l’amènera à nous détailler son instrument de prédilection, l’orgue. Il nous promènera également dans les galaxies, car il est aussi un  passionné d’astronomie. Voilà comment la médecine mène à tout, à condition d’en sortir de temps en temps !

« N’attendez pas de moi que je vous dise pourquoi un beau jour je me suis engagé dans les études de médecine : je ne m’en rappelle pas précisément.

  Contrairement à ce que l’on voudrait croire, un médecin est un homme, ou une femme, comme les autres. Comme les autres il peut avoir la chance d’aimer son métier et de se valoriser par son travail ; comme les autres il  s’attend à être socialement reconnu par la contribution de son travail au bien être de ses semblables, ce qui ne veut pas dire que son seul titre doive lui valoir le respect; comme les autres il a une famille à faire vivre et tant mieux s’il gagne sa vie.

  N’attendez donc pas de moi que je fasse des contorsions pour démontrer que la médecine est le plus beau métier du monde. C’est simplement celui que j’ai choisi ; je referais ce choix s’il le fallait. D’autres sont admirables à mes yeux.

  Le médecin a toujours eu une place à part dans les sociétés humaines. Place à part du fait de son savoir et de son pouvoir sur la vie. Je vous fais grâce des appréciations proverbiales du type « le médecin est le seul homme pouvant tuer en toute impunité par la simple rédaction de l’ordonnance », « quand un médecin entre dans la pièce, la mort n’est pas loin derrière lui», etc... Des phrases de ce type fourmillent dans la littérature, ont fait sourire ou grimacer des générations de lecteurs ou de spectateurs de théâtre. Elles forment un cadre historique qui fait encore aujourd’hui partie de l’inconscient populaire. Les mêmes raisons qui peuvent faire vouer les médecins aux gémonies, peuvent aussi les faire mettre sur un piédestal sans autre justification que des idées reçues. A certains points de vue, le 19ème siècle n’est pas encore terminé.

Ces idées montrent simplement le pouvoir qu’a toujours eu le médecin sur l’esprit des hommes, d’autant plus grand que les moyens de guérir étaient plus minces et l’ignorance des médecins d’autrefois cachée derrière un discours creux, ronflant et latin. Beaucoup d’écrivains ne s’y sont pas trompés et ont ainsi brocardé les médecins sans retenue : pensons à Molière ou Carlo Goldoni ; d’autres ont été plus respectueux comme William Shakespeare  ou Honoré de Balzac ; les médecins n’ont pas manqué d’y répondre avec des arguments divers, le premier étant bien entendu les immenses progrès réalisés depuis un siècle dans la science et la pratique médicales. Les médecins sont devenus beaucoup plus efficaces mais ils ont gardé leur jargon ce qui nuit à leur compréhension et entretient une sorte de mystère autour d’eux. J’ai retrouvé cette thèse dans un discours d’entrée à l’Académie de Médecine de Barcelone le 17 juin 1934 : c’était celui de mon arrière grand père, médecin barcelonais réputé et dont certains se souviennent encore. Grand lecteur et fasciné par l’étude qu’il considérait un devoir envers ses malades (il a toujours été vu et photographié un livre à la main), il montrait que la formation continue existait déjà à cette époque et que le dévouement au malade, témoin de l’altruisme du médecin, avait un rôle civilisateur. Coresponsable, par son travail acharné et par sa valeur, du renouveau de la médecine catalane dès 1874, ami personnel du très grand neurologue qu’était Charcot, son conseil au jeune médecin à la fin de sa carrière était : « étudie, observe, expérimente, pense et travaille ». Le travail, loin d’être une punition pour l’homme, est l’unique source du vrai bonheur.

La médecine et les médecins ont longtemps été soumis aux idées de l’Antiquité. Après Aristote et pendant des siècles, aucune avancée n’a eu lieu. Les hommes, vivant pour la plupart dans une misère effroyable, ont été principalement occupés pendant le Moyen Âge et plus tard par l’obsession de la puissance des rois, par les guerres et l’amoncellement de richesses dont ne bénéficiaient qu’une infime minorité. Les autorités religieuses prenaient une large part dans l’obscurantisme dominant et le refus des idées nouvelles, le curé était cependant le meilleur spécialiste de la contraception au village. De santé, d’hygiène et propreté, il n’en était pas question. La mort était partout, les médecins ne faisaient aucun diagnostic, appliquaient sans réflexion des traitements inutiles (on a pu dire que les saignées ont tué plus de monde que les guerres, des prostatites ont été diagnostiquées chez des femmes et l’examen du malade était l’exception). Jusque dans le cours du 19ème siècle les notions d’anatomie et de physiologie enseignées par les écoles de médecine étaient pour une bonne part de simples bêtises héritées du passé. Pourtant il y avait eu de grands médecins, pensons à Harvey et à la découverte de la circulation en 1628. Les praticiens étaient seulement incultes et ne lisaient pas, les livres d’enseignement pas remis à jour. Mon arrière grand père a fait ses étude de médecine en 1870 avec les mêmes livres publiés en 1830 qui avaient servi aux études de son père, lui aussi médecin.

Rappelons que c’est un « chirurgien » qui est responsable de la mort de Jean Sébastien BACH en juillet 1750 : ce barbier, en tournée européenne pour son « expertise » dans le traitement de la cataracte, l’a rendu aveugle et lui a en même temps inoculé une infection dont il ne devait pas se remettre. J’en aurais pleuré lorsque j’ai lu cela pour la première fois il y a bien longtemps. Georg Friedrich Haendel a pour sa part eu plus de chance : opéré par le même chirurgien à la même époque, il n’en est resté qu’aveugle et a pu encore composer pendant cinq ans.

Il y a avait aussi les succès inespérés : Marin Marais, grand musicien compositeur et gambiste, fut opéré de la pierre en 1725. Il fit partie des 20 % de survivants d’une intervention terrible et en a écrit une pièce de musique, une suite pour viole de gambe très poignante intitulée : « le tableau de l’opération de la taille ». L’histoire ne dit pas les séquelles qu’il dut supporter pour s’affranchir de la douleur de la pierre…Cette opération était connue depuis l’Antiquité et a été pratiquée jusqu’au 19ème siècle.

Le début du 20ème siècle était bien, à l’inverse, celui de progrès médicaux fondamentaux, aidés par les découvertes en anatomie, en physiologie, en sémiologie et en thérapeutique, par l’esprit d’observation clinique et d’innovation de nombreux médecins illustres parmi lesquels les écoles française tiennent une place éminente dans la mémoire internationale. Les médecins de ce temps avaient la certitude de la valeur de leur science et voyaient année après années les fruits de leurs efforts dans le recul de la mortalité pour différentes maladies parmi lesquelles les maladies infectieuses, aujourd’hui disparues ou presque, occupaient une place prédominante. Qui se rappelle qu’il y a un siècle on mourrait régulièrement de peste, de choléra, de diphtérie, de tuberculose, sans parler des infections post opératoires (qui touchaient aussi bien le patient que… le chirurgien et ses assistants) ? Un des plus grands progrès de la médecine est l’asepsie.

La période actuelle est paradoxalement beaucoup plus difficile : les immenses progrès de la médecine ont permis une augmentation sensible de l’espérance de vie, que nous considérons aujourd’hui à tort comme un dû (le mal reviendra aussi vite qu’il est parti si nous n’y prenons pas garde); les moyens dont disposent les médecins sont beaucoup plus actifs, mais aussi beaucoup plus dangereux et plus chers et doivent donc être utilisés avec discernement et pondération, ce qui requiert beaucoup de savoir ; le principe de précaution, devenu loi en France, fait figure, en médecine comme ailleurs, de principe stérilisateur du progrès et de l’innovation : le droit à l’erreur n’est plus reconnu comme facteur de progrès. L’expérimentation a pourtant été à la base des progrès médicaux, expérimentation faite sur les patients, mais aussi sur les médecins eux-mêmes (certains sont morts des vaccins essayés sur eux-mêmes).

Tout ceci complique singulièrement les choses pour le médecin du 21ème  siècle rabaissé à un rôle que la société voudrait uniquement technique, en gommant officiellement l’humanité de ce métier, sans parler des questions épineuses de la démographie médicale, du financement de la santé et  de la lutte contre la gabegie qui génèrent des contraintes matérielles envahissantes.

Parallèlement la diminution des croyances religieuses, la perte de repères moraux dans une société de plus en plus matérialiste et violente, donnent au médecin, devenu une sorte de confesseur et d’assistant existentiel remboursé par la sécu, un rôle pour lequel il n’est pas préparé.

Comment garder, dans ces conditions, la foi dans notre mission et notre équilibre d’hommes comme les autres ? De plus en plus de médecins en ont fait l’expérience sur eux-mêmes, recherchant le bonheur professionnel ailleurs ou cédant sous l’effet de ce que l’on a appelé le burn out. Je pense, et je ne suis fort heureusement pas le seul, qu’il faut revenir au fondamental : l’acquisition du savoir et sa transmission, son utilisation raisonnée, la connaissance de l’histoire, l’échange entre les hommes qui permet de ne pas s’enfermer étroitement dans son travail. Qui peut croire que les progrès du dernier siècle sont définitifs quand on considère les millénaires qui ont précédé ? Notre ère de progrès n’est qu’une étincelle dans l’histoire.  Toutes les contraintes matérielles actuelles ne sont que des péripéties locales et n’auront aucun intérêt si nous n’avons pas le désir permanent de progresser dans nos connaissances. Il faut travailler sans relâche en gardant un esprit d’ouverture.

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L’épanouissement dans le travail peut aussi faire appel à d’autres disciplines : on peut les nommer « hobbies », on peut aussi les admettre comme facteurs essentiel d’équilibre, c'est-à-dire de reconnaissance de notre condition humaine, par essence fragile et si complexe. Equilibrer le poids prédominant de l’exercice médical par des centres d’intérêts qui permettent à la fois de ne pas dissocier un métier de la culture qui le soutient et de prendre le recul nécessaire : la carlingue, partie la plus chargée, est soutenue par les ailes, pourtant essentielles à l’équilibre dynamique.

     

La vision d’Antoine de Saint-Exupéry exprimée dans Vol de Nuit est à ce titre impressionnante. Comme la Terre parait différente vue d’en haut ! Grandes étendues indifférenciées sous les couches de nuages à haute altitude d’où l’on aurait peine à discerner la vie, mais l’air porte la machine vibrante ; en se rapprochant on distingue les océans immenses et la terre ferme ; celle-ci devient progressivement plus hospitalière quand on descend encore vers elle, laissant apparaître le moutonnement du relief et le velours de la végétation éclairée par les lumières du couchant : notre nature biologique aime reconnaître la chaleur et la vie, une lumière troue l’obscurité signe de l’amour qui rayonne. Plus près encore et l’on commence à distinguer l’implantation humaine, les axes de communication, les agglomérations et les villages et les maisons, mais tout est encore bien immobile. Il faut encore se rapprocher, descendre vers la piste, pour prendre contact avec la société des hommes, le mouvement, la vie quotidienne grouillante avec ses joies et ses peines, les constructions et les guerres, l’art et la musique, la santé et la maladie, la vie et la mort. C’est beau et indispensable parce que c’est notre condition ; mais comme c’est en même temps dérisoire dans l’immensité du monde.

Depuis les réflexions de Saint-Exupéry, inspirées par l’évasion que lui avait permise l’avion, l’humanité a découvert l’immensité de l’espace qu’elle commence à peine à explorer. A l’opposé et en complément de l’observation depuis l’avion, l’exploration de l’espace par les télescopes terrestres, spatiaux, les missions humaines et les sondes automatiques  commence à montrer combien la Terre habitée par les hommes est petite et insignifiante dans l’Univers, contrairement à la vision géocentrique qu’en avaient les Anciens et ceux qui ont longtemps suivi les préceptes aristotéliciens. Tycho Brahé, Kepler, Copernic puis Galilée l’avaient progressivement compris, mais ont eu bien du mal à se faire entendre, notamment de l’Eglise : il y a encore des hommes sur terre pour penser qu’ils n’avaient pas raison ! Isaac Newton a décrit les lois de la gravitation universelle qui n’ont été complétées que par la relativité restreinte d’Albert Einstein. Neptune a été découverte par le calcul en 1846. Les progrès faits en science et en médecine sont parallèles dans le temps, à une certaine époque l’esprit humain s’est ouvert, c’était le 17ème siècle.

La Terre, minuscule grain de matière tournant autour de son étoile le Soleil, lui même centre du système solaire en orbite autour de sa galaxie spirale, la Voie Lactée : il vient d’en traverser le bras d’Orion en 100 millions d’années et boucle son tour complet en 250 millions d’années (il n’en a encore fait que 25 dans sa vie). Au-delà, des milliards d’autres galaxies, renfermant chacune des milliards d’étoiles dans une immensité non mesurable, et nous, qui voyageons sans cesse….Si l’on présentait l’évolution de l’Univers depuis le Big Bang sous la forme d’un calendrier, la Terre, vieille de 4.5 milliards d’années aurait été créée le 14 septembre, l’homo sapiens serait arrivé le 31 décembre à 22 h 30, la Renaissance en Europe aurait eu lieu à 23 h 59 mn 59 s et le premier homme aurait marché sur la Lune 0,06 s avant minuit. Dérisoire dans la durée, mais fondamental dans la signification. Dérisoire dans l’espace : les merveilles lointaines du système solaire, que nous ne sommes pas près de fouler, sont à un jet de pierre par rapport à tout le reste ; la relativité nous interdit en pratique de quitter notre galaxie.

Il faut être sans doute présomptueux pour penser que l’humanité est essentielle dans l’Univers. Notre position est minuscule, fragile, instable, probablement passagère : vous connaissez comme moi les innombrables questions sur notre pourquoi, le hasard, le principe anthropique qui voudrait que l’homme ait été voulu dès le début. C’est ce qui donne à mes yeux autant de valeur à l’homme, mais aussi à la nécessaire solidarité qui doit nous unir ; il n’en faudrait pas plus pour justifier le métier de médecin, le désir de protéger et d’aider cette forme si complexe de vie que nous représentons et que nous aimons tous passionnément.

Ce qui caractérise l’homme par rapport aux autres espèces vivantes, c’est l’invention de l’outil et sa capacité à créer. Création matérielle, création intellectuelle, création artistique.  Cet aspect de l’homme est indissociable de sa nature biologique, il transcende cette nature et fait partie de tout individu. Aux yeux du médecin l’un ne va pas sans l’autre. L’être n’est pas un simple assemblage de pièces détachées aussi sophistiquées soient elles, il y a un « plus » fondamental que la meilleure des autopsies ne saurait trouver ; Cary Grant, grand admirateur de la femme, le dit très joliment dans « On murmure dans la ville », un film de Joseph Mankiewicz.

Deux domaines caractérisent particulièrement cette transcendance : la musique (intellectuelle et artistique) et la menuiserie (matérielle, mais aussi artistique). Dans l’expérience que j’en ai, elles se rencontrent magnifiquement dans la facture instrumentale et particulièrement celle de l’orgue. » (1)

Jérôme GRALL

 

A la suite de cet exposé, Jérôme Grall nous a présenté l’historique de l’orgue, dont l’origine se perd dans la nuit des temps, puis nous a expliqué en détail sa conception et son fonctionnement, avec à l’appui, de nombreuses planches datant du XVIIIème siècle, mais qui restent d’une actualité étonnante. Les techniques et matériaux modernes n’ont pas apporté de « plus » significatif, et avec une tenue dans le temps non prouvée, alors que des instruments de plus de trois siècles jouent encore de nos jours.

  La « bible » du facteur d’orgue est  le livre  du moine bénédictin D.Bedos de Celles :

    «  L’ART du FACTEUR d’ORGUE »  (Année 1766)    

              Celui-ci a réalisé un seul orgue, qui existe toujours à Bordeaux.

              Sur les planches présentées, issues du livre de D.Bedos de Celles, nous distinguons dans l’orgue :

              Le buffet, grande construction de menuiserie, qui abrite l’ensemble de l’instrument, dont les tuyaux peuvent atteindre plus de 9 mètres de hauteur.

              Le sommier, comportant des soupapes qui commandent chacune une « gravure » c’est à dire une note, et qui sont placées dans une  boîte en bois (la laye) à l’étanchéité assurée par de la peau de mouton et de la colle.

              Les registres, sortes de  pièces de bois coulissant dans les sommiers et qui sont percés de trous pour la sélection des sonorités : un registre, une sonorité (exemple : flûte, trompette, quinte,...)

              Les claviers, avec leurs touches en os et bois rouge, ainsi que leur mécanique faite de tringles (vergettes) articulées  les reliant aux soupapes. Il peut y avoir jusqu’à 5 claviers.

              Le pédalier, en bois, clavier pour les pieds avec un système court (« à la française ») et un long (« à l’allemande » permettant un jeu de la pointe et  du talon, pour plus de virtuosité).

             La console où sont regroupées toutes les commandes de l’orgue autour des claviers et du pédalier, notamment les tirages des jeux (ou de registres).

              Le vent, provenant des soufflets, amené dans des conduits en bois de chêne (les porte-vents) étanchéifié encore par de la peau de mouton et de la colle

              La tuyauterie : l’âme de l’orgue, les tuyaux donnent les sons : bourdon, flûte, larigots, montre, trompette, cromorne, plein jeu, etc…Chaque jeu de tuyaux est différent. Il peut y avoir jusqu’à cent jeux.

Nous nous rendons compte que l’orgue est un instrument très complexe et difficile à fabriquer, très exigeant dans la qualité de la construction qui doit résister au temps; son coût est donc très élevé. Les facteurs d’orgue ont beaucoup de mal à vivre, car ils ont peu de clients. Les financements reposent beaucoup sur l’argent public ou les souscriptions auprès des amateurs.

             Pour fabriquer un grand orgue neuf actuellement, pas moins de quinze ouvriers doivent s’y  consacrer pendant deux ans !

            Parmi les orgues remarquables dans la région, il faut citer :

-                    L’orgue de la Collégiale de Dole, joyau du patrimoine historique.

-                    L’orgue de Saint Jean de Losne, vieux de trois cent ans, et qui n’a jamais été restauré.

-                    Les orgues de Seurre, d’Auxonne, etc…

-                    Des orgues plus typiquement 19ème siècle à Nuits Saint Georges, Poligny…

-                    L’orgue de la cathédrale Saint Bénigne,  mais sa récente restauration ne lui a malheureusement pas permis de retrouver ses belles sonorités antérieures.

 

  Il existe une école de facture d’orgue en Alsace qui fonctionne grâce au Groupement Professionnel des Facteurs d’Orgues (GPFO). Un facteur d’orgue doit faire son apprentissage par  « compagnonnage »   et avoir accompli son « tour de France » pour être reconnu. ».

            Voici la condensation du modernisme et de la tradition la plus pure, pour le plus grand plaisir de l’oreille et du coeur. (2)

                                                              

                                                                        _______________

Merci à Jérôme Grall  pour son exposé de « philosophie et médecine», d’astronomie et de technique musicale…tout  cela dans la seule tête « bien pleine autant que bien faite » d’un médecin dijonnais,  toujours à la « Quête du Graal », du sens de la vie.

 

           Pierre AYMARD

(1)     Texte intégral de Jérôme Graal

(2)     Compte-rendu par Pierre Aymard, corrigé par Jérôme Grall

 

nota : n'oubliez pas de cliquer sur les liens.

 

 

Soirée Rotary Dijon Toison d’Or du 23 janvier 2007

Cinéma "Inter clubs" : Molière

 

Certains étaient un peu inquiets de nous voir partir à 30 kilomètres de Dijon cette nuit, et nous ont fort aimablement proposé un hébergement chez eux.

Pour les rassurer, nous n' avons mis qu' une heure pour rentrer à Marcilly sur Tille, contre deux pour arriver à l'Olympia dans la soirée. Quel progrès ! Il y avait toujours des dizaines de routiers qui dormaient dans leur camion sur le bord de la route, et une seule voie était un peu dégagée sur la RN 74. Mais heureusement, il n' y avait personne en face d'aussi fadas que nous pour rouler à deux heures du matin par ce temps ! Heureusement, j'ai pu ramener mes deux invités à bon port sains et saufs. Nous nous souviendrons de cette soirée cinéma !
 
Bonne journée pour ceux qui travaillent.

Nous, les retraités, nous allons déneiger un peu les abords de la maison. Cette nuit en arrivant, j' ai du enlever la neige sur la bâche de la piscine. Il y en avait près de 30 cm, et les barres de soutien pliaient. Résultat : coucher à trois heures du matin. Il fait à présent moins cinq, et le soleil brille...la vie est belle.
 
Cela dit, le film Molière valait la peine de faire tous ces efforts. Nous n' avons rien à regretter; Dommage qu' avec ce temps, une partie de la salle était vide !
Un grand merci à Liliane Gautier, qui nous a fort aimablement reçus dans son appartement de la Place Darcy après la séance, pour un buffet bien garni, et une soupe aux potirons très agréable en ce moment. Ces instants ont constitué un moment fort dans notre club.
 
PS/  Elle vient tout juste de m'appeler au téléphone :
Il est dix heures du matin, et la route d'Is sur Tille est bloquée. Elle a du faire demi tour. Il y a une voiture tous les 500 mètres dans le fossé...Il fait moins cinq. Une autre journée commence...
 
Amicalement

PA

Soirée Rotary Dijon Toison d’Or du 16 janvier 2007

Conférence d’Etienne GILLE
président de l’Association AFRANE
(cliquez pour aller sur le site, revenez en utilisant la flèche "précédente")

Thème : « Peut-on encore enseigner en Afghanistan ? »

Etienne GILLE  est professeur dans un lycée dijonnais. Il a vécu 10 ans en Afghanistan, de 1969 à 1978, et y retourne encore fréquemment. Il préside l’association AFRANE, pour amitié Franco-afghane, à Paris, qui publie un périodique : « Les nouvelles d’Afghanistan ».

Il nous rappelle d’abord la situation géopolitique de l’Afghanistan : c’est un pays très montagneux, avec des sommets à  4500 m d’altitude, et même jusqu’à 6000 m pour la partie rejoignant l’Himalaya, d’une superficie de 650 000 km2 (plus grand que la France).

La population, d’environ 20 millions d’habitants, - 25 millions depuis le retour des émigrés- est composée d’une grande diversité ethnique, avec autant de langues, parmi lesquelles dominent le pachtou très complexe, et le persan, plus facilement assimilable. Toutes deux ont des racines indo européennes.

Sur le plan historique, l’Etat afghan a été constitué en 1747. Il a subi une tentative infructueuse de colonisation britannique.

En 1974, la monarchie est renversée par un coup d’Etat républicain, organisé par un cousin du roi, et appuyé initialement par les communistes, lesquels ne vont pas tarder à renverser à son tour le président, avec l’aide des Soviétiques. La répression est violente, conséquence d’une idéologie frustre. Elle amènera le pays à se soulever contre les Russes.

En 1989 : retrait des Russes.

En 1992 : fin du gouvernement pro-russe. Mais les Moudjahidines se sont entre-tués. Les Talibans, armés par le Pakistan, sont entrés à Kaboul. Ils ont été d’abord bien accueillis par la population, car la paix était revenue. Mais ils ont mené une politique moyenâgeuse très obscurantiste, sans aucun souci de développement du pays.

Ils s’associent avec Ben Laden.

Les évènements du 11 septembre entraînent l’intervention des Américains, qui délogent les Talibans.

En 2002, l’Afghanistan est presque réduit à néant. Le pouvoir issu des accords de Bonn a tout à faire. Il n’y a plus d’administration, plus d’écoles, plus de police, plus d’armée et bien sûr, plus de constitution ni de président.

En l’espace de quatre ans, la Communauté Internationale désarme les milices, recrée des institutions, organise des élections présidentielles ( président élu : Karzaï ), puis législatives.

Environ cinq millions et demi d’élèves sont scolarisés actuellement, et 700 000 nouveaux arrivent chaque année.

Il y aurait donc raison d’être plutôt optimiste.

Mais, cette année, on constate un palier dans le progrès, et même une légère marche arrière.

Qu’est-ce qui ne va pas ?

-         Constatation de la non régression de la pauvreté.

-         Nouvelle tension entre le Pakistan et les Talibans.

-         Le développement économique est trop lent. La population ne voit pas arriver l’aide internationale dans son porte monnaie, malgré routes, dispensaires et écoles nouvelles.

Un exemple d’explication : quand la CEE lance un appel d’offres pour la création d’une infrastructure, des Chinois soumissionnent, emportent le marché, et viennent avec leur personnel. Peu d’emplois locaux sont crées.

-         Il n’y a encore pas de fourniture électrique constante et fiable. Il est très long de faire un barrage.

-         Cependant, les gens de la rue paraissent mieux habillés ; on voit des téléphones portables.

-         Mais le gros problème émergent est celui de la drogue ( culture du pavot, devenue industrie nationale), et des trafiquants. La Communauté Internationale s’étant répartie les tâches, ce sont les Britanniques qui sont en charge de la drogue. Ils ont commencé par donner des subventions, basées sur la surface cultivée en pavot, aux paysans. Mais ceux-ci ont  augmenté leur surface pour percevoir plus de subventions. Maintenant, l’aide va aux cultures de substitution : roses, safran, fruits secs…

-         Autre problème majeur : la sécurité. En 2006, on constate une augmentation de la violence. Le nombre de tués a doublé, presque exclusivement dans le sud, dans une zone large de cinquante kilomètres bordant la frontière pakistanaise. Nouveauté inquiétante dans les milieux des résidents, étrangers comme locaux : l’apparition des attentats-suicide, qui créent un climat d’insécurité dans Kaboul.

Ce qui va vieux, par contre, c’est la liberté de la Presse (mais à quoi bon pour les analphabètes), de la radio et de la télévision.

En ce qui concerne l’éducation, il y a un gros défi à relever. De cinq cent à mille écoles sont construites chaque année. Mais les enseignants de qualité ne sont pas formés au même rythme. C’est le défi principal. Il faut former des professeurs, et aussi procurer des fournitures scolaires. Les filles, privées d’instruction par les Talibans, sont maintenant scolarisées en grand nombre, et sont avides de connaissances. Un des problèmes des jeunes enseignantes est la garde de leur bébé. C’est pourquoi AFRANE, entre autres actions, a créé une nurserie dans une école de Kaboul.

  Dans ces conditions, quelles sont les perspectives pour l’avenir ?

Pour l’ OTAN, bras armé de la coalition internationale, il n’ y a pas de victoire militaire possible. Seul le mieux-être économique peut amener la stabilité. Certains préconisent de faire une place aux Talibans dans le gouvernement, tout en admettant que c’est dangereux. Mais tout n’est-il pas dangereux ?

On constate en tout cas une suspicion à l’égard de la politique des USA dans le pays.

Il faut se souvenir qu’il y a deux forces internationales en Afghanistan :

1)      Celle des USA, au titre de la légitime défense, car ils s’estiment en guerre contre le terrorisme initié par Ben Laden. Ils ont un soutien étranger notamment britannique et français ( 200 hommes des Forces Spéciales et des Mirages 2000). Ceux-ci viennent d’être retirés.

2)      L’ ISAF (ONU), sous contrôle de l’OTAN, composée de trente six pays divers, dont 1200 Français.

Ces forces ont effectué un important travail, surtout de déminage et en rendant possible les élections. Mais leurs hommes n’achètent rien sur place, pas même l’eau ( Il n’y a pas d’eau « potable » en réseau dans le pays). Ils ne s’intègrent pas, et n’ont donc pas de dialogue de civilisation avec la population, d’où un sentiment de méfiance et de lassitude, surtout vis-à-vis des USA.

Pour en savoir plus, allez voir le site web de l’AFRANE : http://afrane.org

Ou contactez cette association :

AFRANE (Amitié Franco-Afghane) - 16, passage de la Main d’Or - 75 011 PARIS

Tél : 01 43 55 63 50      e-mail : afrane@afrane.org

Questions :

PA / - Que devient le site archéologique des deux « Bouddhas des falaises de Bamiyan », hauts de 50 mètres, vieux de 1500 ans, inscrits au patrimoine mondial par l’UNESCO, et qui a été dynamité et canonné par les Talibans ?

EG / - Il est étudié par un archéologue français de Strasbourg, Mr Tarzi, qui recherche un troisième bouddha, couché celui-ci.

Il faut rappeler que les Français, qui avaient été sollicités pour alphabétiser le pays en 1923, avaient demandé en compensation, non pas un protectorat sur le pays, mais la possibilité d’y faire des recherches archéologiques, ce qui a donné une bonne image des Français. 

Merci à Etienne GILLE pour son intéressante et instructive intervention, ainsi qu’à Jean Paul Camuset de nous l’avoir fait découvrir.

                                                                                                                                                  Pierre AYMARD

 

Soirée Rotary Dijon Toison d’Or du 19 décembre 2006

Conférence de Marie Gabrielle CAFFIN

« Peintures murales en BOURGOGNE »

(cliquez sur les liens, et revenez avec la flèche "précédente)

  Marie Gabrielle CAFFIN a soutenu une thèse à l’Université de Bourgogne sur les peintures murales anciennes. Elle s’est montré si passionnée sur le sujet que, depuis, elle ne cesse de se consacrer à de nouvelles recherches et études. Elle a fait partie de l’équipe qui a effectué,  pour la DRAC de Bourgogne à Dijon, le recensement des peintures dans les églises de Bourgogne en 1992. (La région Bourgogne est une région pilote pour ce sujet depuis 1988).

Elle a présenté une vidéo montrant quelques spécimens picturaux remarquables de cet inventaire, avec un commentaire très documenté montrant qu’elle est une spécialiste incontournable de la question en Bourgogne. Il est bien évidement impossible de traduire sans les photos l’atmosphère très visuelle de ce sujet. Avec l’énumération ci-dessous, il est cependant possible au touriste averti de se rendre dans les endroits cités pour admirer les œuvres. Pour plus de renseignements, contactez l’association PACOB (coordonnées ci-dessous), dont Marie Gabrielle CAFFIN est présidente.

    1)      Peintures de la période carolingienne :

  Exemple type : Crypte du IXème siècle à Saint Germain l’Auxerrois.

2)  Principaux témoins de la période Romane.

- Crypte de la cathédrale Saint Etienne d’Auxerre  - 12ème siècle

- Prieuré de Combertault, rattaché à St Bénigne.

- Eglise de Berzé la Ville, site le plus connu en Bourgogne

- Chapelle des moines de Cluny.

- Eglise Saint Nizier, de Burnand (71), de 1110 à 1120. Superposition roman/XVème siècle.

- Sussey le Maupas – XIIème.

- Gourdon – scène des Pélerins d’Emmaüs

  3) Principaux témoins de l’époque gothique :

-         Eglise Saint Pierre à Brancion (1359) Christ dans un quadrilobe, et non plus dans une mandorle (quadrilobe en amande). Commande seigneuriale, et non monastique.

- Chapelle templière Sainte Catherine, à Montbellet : douze apôtres dans des arcatures tricolores, avec croix de consécration.

-         Eglise Saint Martin, à Branches (XIIIème – XIVème) : Apôtre avec croix de consécration. Procession de laïcs.

-         Crypte de l’église Saint Pierre et Paul, d’Alluy : procession funéraire de laïcs.

-         Chapelle Saint Christophe, à Grancey le Château (fin XIVème).

-         Au musée de Semur en Auxois : Saint Christophe, 1370/1375 : peinture déposée de l’église Notre Dame.

      -     Eglise Saint Laurent, à Verneuil (58) : Annonciation. Thème remarquable des trois morts et des trois vifs.

-         Eglise Saint Symphorien, de Savigny les Beaune : Anges de la Passion et cortège de Saints (mi XV ème), voisins de ceux du rétable de Van der Mollen aux Hospices de Beaune.

-         Chapelle Saint Léger, de la Collégiale de Beaune : la résurrection de Lazare.

-         Eglise Saint Pierre de Brancion : Nativité

. 

  Dans tous les cas, il s’agit de peintures, et non de fresques, ces dernières étant inconnues en Bourgogne.

  Pour les personnes intéressées, Marie Gabrielle CAFFIN est présidente de l’association PACOB « Patrimoine, Ambiances et Couleurs de Bourgogne », à Talant, qui vient de publier  en décembre 2006 son premier fascicule abondamment illustré : « Les cahiers de PACOB ». De nombreuse études et techniques de restauration picturales y sont représentées par des spécialistes.

Courriel : A.PACoB@wanadoo.fr  

  Questions-réponses :

-         PG :  Y a-t-il des peintures murales anciennes ailleurs que dans des églises ?

-         MGC : On en trouve dans des châteaux (ex : Germolles, Chateauneuf en Auxois )

-         BV : La dépose d’une peinture murale est-elle souvent pratiquée ?

-         MGC : Non, c’est une technique très onéreuse, qui se pratique seulement dans des cas extrêmes.

  Merci à Marie Gabrielle CAFFIN pour son exposé très enrichissant.

                                                                                                                                Pierre AYMARD

 

 

Soirée Rotary Dijon Toison d’Or du 7 novembre 2006

Conférence de Catherine ENEL, anthropologue

  «  Le sida en Afrique »

Quelle relation y a-t-il entre l’anthropologie et le sida ?
Cette maladie n’est-elle donc plus seulement l’affaire des médecins et des laboratoires ?
Voici des questions que nous ne nous posons plus après avoir écouté Catherine Enel, anthropologue vivant dans l’ethnie des Bourguignons, chez ceux qu’Henri Vincenot appelait respectueusement « de la Montagne », sur le « toit du Monde », près de Sombernon, pour ne pas les confondre avec ceux « de la Côte » ou, pire, « de la Plaine ».
Bref, Catherine Enel est « bien de chez nous ».
Mais l’anthropologie pousse à tout, et surtout aux voyages.
Pour aider les médecins , et à leur demande, à mieux comprendre les comportements à risque en santé publique, les anthropologues se sont impliqués particulièrement dans l’épidémiologie du sida. Car, pour lutter contre la maladie, surtout dans les pays africains, il ne faut pas ignorer les modes de vie, les coutumes et aussi les croyances locales, qui influent beaucoup sur les façons d’appréhender  la maladie. L ’histoire politique et la politique économique sont aussi intéressants à investiguer.
Catherine Enel a travaillé notamment dans deux pays africains : en Guinée-Bissau, au sud du Sénégal, et au Congo ( Brazzaville ), dont le taux de prévalence sida est particulièrement élevé (5 % en moyenne dans la population jeune).

  Dans l’ancienne colonie portugaise de Guinée-Bissau, le village de CAIO, 10 000 habitants, de l’ethnie Manjak,- taux de prévalence sida 10 %-, a fait l’objet d’une étude particulière.
De nombreux hommes ont quitté le pays pour aller travailler dans les chantiers navals, en France, au Portugal ou en Espagne. Beaucoup de femmes, économiquement vulnérables, se sont retrouvées seules, et ont dû recourir à la prostitution pour subsister.Depuis le début des années 90, un tiers des femmes se prostitue. Les raisons sont multiples.
Dans ce pays, l’un des plus pauvres d’Afrique – PNB de 230 $ par habitant-, la polygamie forcée est fréquente. Les femmes s’achètent contre des marchandises ou du bétail. Les relations extra conjugales sont monnaie courante. L’entrée en vie sexuelle est précoce ( dès 14 ans ), et a lieu souvent avant le mariage. Le refus du lévirat – par lequel un des frères du mari défunt hérite de la veuve et lui fournit sa subsistance-  entraîne une absence de ressources pour celle-ci, alors obligée de se prostituer. Une étude a mis en évidence une plus forte prévalence du VIH parmi les veuves ou divorcées.
Comme beaucoup d’hommes sont partis, les femmes ont développé une activité économique plus à leur portée que la culture traditionnelle du riz : la récolte de la noix de cajou, fruit de l’anacardier. Celui-ci produit non seulement des noix, dont l’huile fine et la fibre de la coque sont appréciés dans l’aéronautique, mais aussi, malheureusement, un jus de pommes de cajou qui, fermenté et distillé, se transforme en alcool, dont la consommation importante entraîne violence et comportements sexuels à risque.
Le syncrétisme religieux, sorte de mélange de diverses croyances et pratiques religieuses, à base d’animisme et de catholicisme, comme la marchandisation de la religion, ont  un rôle négatif sur la prévention du sida. Les cérémonies sont chères, toute forme de prévention est interdite, les malades culpabilisent.

  Dans la République du Congo, depuis 2004, on assiste à une épidémie de sida généralisée, surtout due aux conflits armés ayant entrainé des déplacements de populations, dans l’insécurité, les viols étant institués en arme de guerre.

La bourgade de POKOLA, au nord de ce pays, à proximité du Cameroun, était, en 1960, un village pygmée. En 2004, elle est devenue une ville de 13 000 habitants, grâce au développement très rapide de l’exploitation de la forêt par une grande entreprise multinationale qui emploie plus de 1 000 personnes, venues de tous les horizons, attirées par des salaires mirobolants pour ce pays – 150 € par mois, plus le logement, l’eau, l’électricité et les soins médicaux gratuits.
L’argent gagné par ces hommes déplacés hors de leur famille trouve vite à s’employer dans la boisson et auprès des prostituées, qui servent souvent de deuxième femme locale, s’occupant du linge autant que des menus plaisirs des ouvriers forestiers et des conducteurs de camions grumiers. Les « mangaya-paye » s’activent dès 14 ans sur les chantiers.
Dans cette ville sans tissu social, avec une grande mixité ethnique nationale ou internationale, où les religions sont diverses, où il n’y a pas d’agriculture de subsistance, les pratiques sexuelles sont totalement déréglées.
Il n’y a bien sûr pas d’éducation sexuelle, donc pas de protection, ce qui entraîne de multiples avortements provoqués.La prévalence du sida est ici estimée à 10%.
Il existe bien un service de santé, le Centre médico-social d’entreprise, mais qui ne met pas à l’abri du risque transfusionnel, alors que la demande de transfusions sanguines est forte, nécessitées par les avortements provoqués illégaux, les hémorragies du post-partum et l’anémie sévère du paludisme.
Les églises évangélistes ont un discours ambigu en laissant supposer qu’elles peuvent guérir le sida, et que Dieu protège les croyants contre le VIH.
Pour les guérisseurs et autres marabouts, c’est plus simple : le sida n’existe pas !

En conclusion, que ce soit à Caio, où la société autochtone est constituée mais où les modèles sociaux sont bouleversés, qu’à Pokola, crée ex-nihilo autour d’une grande exploitation forestière, l’absence de prévention et le basculement des femmes dans la prostitution  favorisent grandement la propagation du VIH.

Que faire, du point de vue de l’anthropologie ?

      -         Favoriser le regroupement familial
-         Créer des associations, pour avoir des interlocuteurs locaux plus réceptifs.
Les Associations humanitaires sont très appréciées pour soulager les malades.
Quelques tri-thérapies sont pratiquées  à Brazzaville, mais sont encore trop onéreuses pour beaucoup.
La durée de vie moyenne ne dépasse pas 45 ans, et ne paraît pas prêt de s’améliorer.

Merci à Catherine Enel de nous avoir fait réfléchir à ce problème.            Pierre Aymard.

Le Bulletin du mois d ’octobre 2006

Le mois d’octobre ayant été peu fertile en évènement d’importance mis à part la visite de notre Gouverneur le 10 octobre, votre secrétaire-bulletinier, assez occupé par ailleurs, s’est accordé un petit répit d’un mois. Voici donc un seul bulletin pour celui-ci. Il espère que cela ne vous a pas trop manqué. Si oui, pardonnez-lui …  

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Mardi 3 octobre : Réunion préparatoire à la visite du Gouverneur.

Présents : Jacques AUNIS, Pierre AYMARD, Henri-Marc BARTHÈS, Jean-Paul CAMUSET, Marc DOLE, Pierre GAUVAIN, Jacques HUMBERT.

Absents : Jacques BARTHELET, Philippe BENEDETTI, Xavier CHEVALLIER, Jean-Larc DAURELLE, André DURIN, Jean-Louis FLEURY, Jean-Dominique GERBEAU, Jean-François LARGY, Jacques LAVELATTE, Christophe MENIAUD, Hugues MISSEREY, Jean-Bernard PECHINOT, Jean-Claude PÉTAMENT, Sophie ROPITEAUX, Bertrand VERNET.

Assiduité : 32 %.

  Il est vrai que cette réunion ne pouvait intéresser que peu de monde au vu de son objet annoncé … Mais quand à se retrouver qu’à sept alors qu’il s’agissait, entre autre, de fixer en commun les objectifs et les actions de l’année rotarienne entamée … Passons.

  Nous avons donc , à sept, prévu pour le moment de :

  -        Poursuivre notre participation à l’opération « Petits Déjeuners » du GEIST 21.

-        Poursuivre notre participation à l’opération « Banque Alimentaire » à Is-sur-Tille.

-        Partager les souhaités bénéfices de l’opération théâtre des 15 et 16 décembre entre l’association « Chappeau » appuyée par Catherine BARBIER et une cagnotte à constituer en vue du montage d’une AIPM pour « Bâtisseurs d’Espoir ».

-        Poursuivre notre participation à l’action « Valorisation des filières professionnelles », sur le collège Clos de Pouilly et peut-être un autre.

-        Participer à l’opération « Cinéma » nationale du Rotary en faveur de la F.R.C., le 23 janvier prochain.

-        Organiser à nouveau un loto en février à Marcilly-sur-Tille.

-        Organiser un tournoi de bridge, avec l’appui d’Alain MOUILLON et de son épouse, dont les bénéfices iront eux aussi dans la cagnotte évoquée ci-dessus.

-        D’essayer d’organiser une manifestation «Kart » à Prenois, du genre «Les six heures de Prenois » avec participation d’équipes d’entreprises dijonnaises, dont les bénéfices iront eux aussi …

  Quant à la « Soirée Gouverneur », elle se fera dans les caveaux de La Cloche, nos amies d’Inner-Wheel ayant été plus rapides que nous pour réserver le salon Napoléon pour leur «Soirée Gouverneuse » du même jour. Ah, nous serons toujours dominés (sic. JMB) …

  Mardi 10 octobre :

  Présents : Jacques AUNIS et Nicole, Pierre AYMARD et Denise, Henri-Marc BARTHÈS et Anny, Jean-Paul CAMUSET et Dominique, Xavier CHEVALLIER, Marie-Reine DEVORET, Marc DOLE et Marie-Pierre, André DURIN et Annie, Jean-Louis FLEURY et Annie, Liliane GAUTIER, Pierre GAUVAIN et Suzanne, Jean-Dominique GERBEAU, Jacques HUMBERT et Arlette, Hugues MISSEREY et Dominique, Jean-Bernard PECHINOT et Jany, Bertrand VERNET.

Absents : Jacques BARTHELET (ex.), Philippe BENEDETTI (ex.), Jean-Marc DAURELLE (ex.), Jean-François LARGY (ex.), Jacques LAVELATTE (ex.), Christophe MENIAUD (ex.), Jean-Claude PETAMENT (ex.), Sophie ROPITEAUX (ex.).

Invités : Robert DUPERRET et Danièle, Bruno PFYFFER.

Assiduité : 64 %.

 

 

…/… Après une réunion de travail fructueuse avec le comité, au cours de laquelle Robert DUPERRET nous a félicité pour notre dynamisme en matière d’actions, mais a attiré notre attention sur la faiblesse de notre effectif trop sensible à l’attrition des départs pour une raison ou pour une autre (deux par an en moyenne en ce qui nous concerne), nous nous sommes retrouvés pour dîner dans les caveaux.

 

  Au cours de son allocution, Robert nous a fait part d’une opération « Galerie de peinture » sur Internet, action initiée par son épouse Danièle, qu’il lance dans le district et dont les résultats iront à « SOS, Villages d’enfants ». Vous en avez, depuis, tous été informé en détail par un mail qui vous a été transmis le 2 novembre.

  Mardi 17 octobre :

  Après que Jacques HUMBERT ait effectué 2 500 tirages du bulletin d’invitation, et que Jacques AUNIS ait imprimé quelques 600 enveloppes concernant les envois de Dijon Toison d’Or, nous nous sommes retrouvés à La Cloche pour les mettre sous enveloppes, sous la houlette d’Anny BARTHÈS qui s’est chargée du rassemblement et de l’envoi de nos courriers. En une heure et demie, tout fut fait dans la joie et la bonne humeur.

 

 

  Ont participé : Jacques AUNIS, Pierre AYMARD, Henri-Marc et Anny BARTHÈS, Jean-Paul et Dominique CAMUSET, Marie-Pierre DOLE, André DURIN, Liliane GAUTIER, Jean-Dominique GERBEAU, Jacques HUMBERT, Jean-François LARGY, Hugues MISSEREY, Jean-Bernard PECHINOT et Jany, Jean-Claude PETAMENT, Sophie ROPITEAUX, Bertrand VERNET.

Absents : Jacques BARTHELET, Philippe BENEDETTI, Xavier CHEVALLIER, Jean-Marc DAURELLE (ex.), Marie-Reine DEVORET (ex.), Marc DOLE (ex.), Jean-Louis FLEURY, Pierre GAUVAIN (ex.), Jacques LAVELATTE, Christophe MENIAUD.

Assiduité : 55 %

  Mardi 24 octobre : Entre nous

  Présents : Jacques AUNIS, Pierre AYMARD, Jean-Paul CAMUSET, Xavier CHEVALLIER, Jean-Marc DAURELLE, Marie-Reine DEVORET, Liliane GAUTIER, Pierre GAUVAIN, Jean-Dominique GERBEAU, Jacques HUMBERT, Hugues MISSEREY, Jean-Claude PETAMENT, Bertrand VERNET.

Absents : Jacques BARTHELET, Henri-Marc BARTHÈS (ex.), Philippe BENEDETTI, Marc DOLE (ex.), André DURIN (ex.), Jean-Louis FLEURY, Jean-François LARGY, Jacques LAVELATTE, Christophe MENIAUD (ex.), Jean-Bernard PECHINOT (ex.), Sophie ROPITEAUX (ex.).

Assiduité : 50 %

  Jean-Paul CAMUSET rappelle les actions à venir prochainement (voir programme ci-dessous), en insistant sur l’organisation de nos deux soirées théâtrales. S’agissant des décors, Jacques AUNIS et Jacques LAVELATTE en sont chargés, avec les conseils de décorateur d’André DURIN. Compte tenu des disponibilités de chacun, ils seront entrepris le 15 novembre et tout devra être terminé le 5 décembre. Comme ont dit, c’est « short », et ils auront sûrement besoin d’aide … Il s’occupe de rencontrer la SACD (SACEM), rendez-vous est pris. Pierre AYMARD s’occupe de la pub auprès des médias. Contact est pris avec France Bleue (Bernard PORTALÈS). Enfin, Jacques HUMBERT imprimera 50 affiches fprmat A3 à placarder chez les commerçants vers le 5 décembre.

  Mardi 31 octobre : Entre nous

  En l’absence de notre président, napolitain pour quelques jours, et sans sujet particulier, nous nous sommes retrouvés qu’ à six pour bavarder de choses et d’autres …

  Présents : Jacques AUNIS, Pierre AYMARD, Xavier CHEVALLIER, Pierre GAUVAIN, Jacques HUMBERT, Bertrand VERNET

Absents : Tous les autres, dont Henri-Marc BARTHÈS (ex.) et Sophie ROPITEAUX (ex.).

Assiduité : 27 % (bof …)

  Fêtes et anniversaires :

  Que tous ceux et celles dont la fête ou l’anniversaire tombaient en octobre me pardonnent …

  Pour cette semaine :

  1er novembre, bon anniversaire Jacques LAVELATTE,

4 novembre, bon anniversaire Secrétaire …

Programme à venir: 

 

Voir "Calendrier"



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Dernière modification : 11 février 2012.